Sous la présidence de l'Honorable Nicole Duval-Hesler, juge à la
Cour supérieure du Québec.
L'INTERNET EN MILIEU DE TRAVAIL: EFFICACITÉ ET CONFIDENTIALITÉ
VONT-ILS DE PAIR?
Des sondages ont fait ressortir que la presque totalité des
entreprises d’importance fournissent un accès Internet à leurs employés.
Ce réseau maintenant bien connu possède plusieurs avantages, qu’ils
soient de nature à augmenter l’efficacité des entreprises en reliant
rapidement entre eux les divers intervenants du marché ou, encore, par
l’ouverture aux entreprises d’un immense réservoir de données de toutes
sortes. Mais l’introduction des nouvelles technologies en, milieu de
travail a aussi soulevé plusieurs questions d’ordre juridique
relativement à la responsabilité civile de l’entreprise, au maintien de
la qualité de l’environnement de travail, à la protection des
informations de l’entreprise de même qu’au maintien de son « image »
dans la communauté, cette image étant souvent garante de succès
commerciaux. La protection des intérêts de l’employeur sous ces divers
aspects soulève plusieurs questions quant à son droit de contrôler et de
surveiller l’utilisation d’Internet et du courriel par ses employés et
quant au droit de l’employeur d’accéder à cette correspondance
électronique. Notre analyse se penchera sur les divers aspects de
l’équilibre entre les droits de l’entreprise et ceux de ses employés.
Me Karl Delwaide, de l'étude Fasken, Martineau,
DuMoulin
PROBLÈME DE JURIDICTION DANS LE CYBERESPACE
On entend souvent que l’usage d’Internet aide à rapprocher les gens.
Cela est d’autant plus vrai dans le monde des affaires. En effet, le
développement des nouvelles technologies et du commerce électronique a
permis aux gens d’affaires de conquérir de nouveaux marchés à
l’étranger, d’établir de nouvelles relations commerciales et légales
avec des partenaires établir dans des juridictions différentes de la
leur. Pour un entrepreneur québécois faisant traditionnellement affaires
au Québec, le développement de relations d’affaires avec les clients en
Ontario, en Colombie-Britannique, aux Etats-Unis, en Amérique latine ou
en Europe entraîne des conséquences juridiques importantes. En effet, la
compagnie québécoise pourra-telle être poursuivie à l’étranger par ses
nouveaux partenaires? Pourra-t-elle, en cas de défaut d’un
contractant étranger le poursuivre ici, au Québec? Quelle loi sera
alors applicable ?
Me Raymond Picard, de l'étude Borden, Ladner,
Gervais.
LE CONTRAT D’HÉBERGEMENT D’UN SITE WEB
Les auteurs proposent une analyse des éléments principaux de la
négociation, de la rédaction et de l’interprétation de deux (2) contrats
fondamentaux du domaine des technologies de l’information, à savoir le
contrat visant la création et le contrat visant l’hébergement d’un site
Web, et ce, à la lumière des principes généraux du droit civil québécois
relatifs aux contrats d’entreprise et de service. À l’heure
actuelle, les rares analyses disponibles, en ce domaine, reposent
essentiellement sur les principes du droit civil français ou sur ceux de
la common law anglo-américaine. Ainsi, afin d’enrichir
notre doctrine québécoise, seront examinées les questions relatives à la
nature juridique propre à chacun de ces contrats, de même que celles
relatives aux droits et obligations des parties.
Me Antoine Leduc, de l'étude McCarthy,
Tétrault.
LA RESPONSABILITÉ CIVILE ET INTERNET
La loi québécoise comporte des dispositions portant sur la
responsabilité des intermédiaires prenant part à la transmission de
documents et d’informations. Ces dispositions sont d’application
générale et complètent les dispositions du droit commun portant sur la
responsabilité. Dans cet exposé, nous expliquerons les conditions dans
lesquelles les différents participants à la communication électronique
sont susceptibles d’engager leur responsabilité. Dans beaucoup de
situations où la circulation d’information engendre des dommages, les
critères pour juger de la responsabilité se fondent sur les rôles
assumés par les différents participants à la chaîne de valorisation de
l’information. L’imputation des responsabilités repose presque
toujours sur une comparaison ou la prise en compte des similitudes et
différences entre les régimes développés pour les situations présentant
des analogies avec la communication dans des réseaux électroniques
ouverts comme le transport par chemin de fer ou la diffusion d’imprimés.
Afin de cerner adéquatement les dimensions essentielles de la question
de la responsabilité, y seront examinées les principales métaphores
rendant compte de ce que font les acteurs engagés dans la communication
électronique. Ensuite, on abordera les principaux facteurs
constitutifs de responsabilité dans la circulation de l’information sur
Internet. Pour identifier les principes de la responsabilité, il faut
tenir compte qu’une pluralité d’acteurs interviennent dans le
cyberespace. Il y a en effet des opérateurs de réseau, des
fournisseurs d’information et un ou des transporteurs d’information.
Selon les circonstances, souvent très volatiles, l’un ou l’autre acteurs
assume un rôle d’éditeur, de bibliothécaire (ou de distributeur), de
propriétaire d’un lieu ou de transporteur de messages. Et ces rôles
s’accompagnent de responsabilités différentes.
Me Pierre Trudel, du Centre de recherche en droit public (CRDP)
de l'Université de Montréal.
LES PRINCIPAUX SIGNETS INTERNET DU JURISTE QUÉBÉCOIS : "COMMENT
DEVENIR RAPIDEMENT UN JURISTE BRANCHÉ"
Le conférencier a conçu un site web qui constitue un outil
pédagogique et professionnel pour le juriste québécois. (http://www.obiter2.ca)
Un survol de celui-ci permet de faire rapidement le portrait de la
situation concernant la diffusion de l'information juridique, judiciaire
et gouvernementale actuellement disponible sur Internet pour les
Québécois. Il sera expliqué comment faire une recherche
efficacement sur Internet. Les principaux moteurs de recherche et
répertoires à utiliser seront présentés et expliqués. Des
conseils, trucs et astuces seront donnés pour trouver l'information
pertinente le plus rapidement possible. La mise à jour de la
législation, tout comme la jurisprudence la plus récente, deviendront
facilement accessibles. Cette conférence a été présenté à
plusieurs reprises et à chaque occasion celle-ci a suscité de
l'étonnement, de l'enthousiasme et une prise de conscience des
participants et ce, même de la part des plus érudits en la matière.
Me Marco Rivard, du cabinet Séguin, Chaurette &
Rivard
PROJET DE LOI QUÉBÉCOIS SUR LES NOUVELLES
TECHNOLOGIES
Où en sommes-nous avec le projet de loi québécois sur le commerce
électronique? Ce projet est le premier à tenter d'intégrer l'ensemble
des éléments affectés par l'Internet et a pour objectif principal de
promouvoir le développement social et économique du Québec par
l'inforoute. On mettra en lumière les multiples aspects de ce nouveau
régime juridique:
· La reconnaissance juridique des
documents
· L'identification des personnes
· Le lien
entre les personnes et les documents
· Les problématiques
sociales et économiques: protection de la vie privée et protection du
consommateur
Me Jeanne Proulx, du Ministère de la justice du
Québec.
L'ÉTABLISSEMENT DE LA PREUVE DANS UN CONTEXTE
ÉLECTRONIQUE
La plupart des règles de preuve ont été créées avant l’ère de
l’informatisation et de l’Internet. Comment ces règles doivent-elles
être appliquées aujourd’hui dans un contexte électronique ?
· Un survol des règles traditionnelles de preuve des actes
juridiques et des faits matériels
· Les critères d’admissibilité
et force probante des documents informatisés à titre de preuve en vertu
du Code civil du Québec
· Loi sur la preuve au Canada
· La nouvelle loi québécoise concernant le cadre juridique des
technologies de l’information
· Régime de preuve applicable à la
reproduction des documents papier sur support électronique
· La
signature électronique
· Le courrier électronique
Me Michel Gagné, de l'étude McCarthy,
Tétrault.